La situation actuelle est une opportunité pour Realteam Sailing de préparer encore mieux le passage au TF35, en analysant les données récoltées en mars lors de sa semaine d’entraînement en Espagne.

Entre le montage du bateau à Mies, la préparation technique, le réglage des voiles et la chorégraphie des manœuvres, Realteam Sailing a de quoi rester concentré sur le TF35. «On s’est réparti les tâches pour préparer tous les sujets de performance, explique Jérôme Clerc, directeur de l’écurie lausannoise. Il y a beaucoup de choses que l’on peut anticiper. La navigation, c’est une partie du métier, mais il y a tout le reste qui nous permet de vraiment progresser sur l’eau. La navigation, c’est le résultat de tout ce qu’on fait en amont.»

Et si Realteam Sailing expérimente lui aussi le télétravail, il le fait en analysant les données récoltées durant la semaine d’entrainement de début mars sur les eaux de la Mar Menor, en Espagne. «On a pu naviguer durant 4 jours, raconte Jérôme Clerc. On y est d’abord allé à la sensation, afin de sentir les choses. Grâce aux conditions de vent plutôt fortes, on a pu bien bosser.» Premier constat: avec beaucoup de voiles et les foils à monter et descendre, l’équipe aura plus de travail que sur le D35.

«C’était excellent de naviguer avec Sébastien Col pour découvrir sa manière de faire et sa vision, souligne Rémi Aeschimann. Les données récoltées durant la semaine en Espagne me permettent de travailler actuellement sur les voiles afin de les optimiser.» En procédant à de nombreuses analyses, le Genevois établit différents scénarios pour la suite.

Quant à Benjamin Amiot, il travaille sur les manœuvres. «On essaie de prévoir les différentes situations, de décortiquer quelles sont les tâches à chaque poste et combien de temps elles prennent, afin de garder une fluidité dans les chorégraphies sans se rentrer dedans, révèle-t-il. Le plan de pont n’est pas tout à fait le même qu’avec le D35. En plus, tout va très vite car il y a aussi les foils à gérer.»

L’ambiance est donc studieuse et enthousiaste parmi les membres de Realteam Sailing, même sans s’être retrouvés sur le TF35 depuis début mars. «Le potentiel de ce bateau est énorme et nous avons beaucoup à découvrir», se réjouit Jérôme Clerc, qui a également commencé à assembler le TF35 de l’écurie d’Esteban Garcia à Mies. 2020 sera forcément une année spéciale. Mais le travail accompli en confinement pourrait porter ses fruits bien au-delà de cette saison.